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Randonnée Pédestre 1 :
Sentier Martel au fond des Gorges du Verdon ou GR4
Démarrer au Chalet de la Maline (près de la Palud-sur-Verdon),
Marche sur 14 Km, démarre vers 9 heures au plus tard, pique-niquer au bord du Verdon et reprendre un véhicule à l’autre bout (Point Sublime) vers 17h.
Le Camping International de Castellane vous facilite, en haute saison, avec une organisation hebdomadaire évitant les soucis parcours (accompagnateur fourni) et transport (bus fourni). Ci-dessous parcours décrit en sens inverse de celui adopté par le Camping.
Le sentier débute en passant sur la passerelle du Baou (Couloir Samson).

Quelques conseils pour bien aborder ce parcours :
prévoyez impérativement de l’eau, au moins 2 litres par personne en été, de vraies chaussures de marche, des provisions de bouche, un chapeau, une lampe électrique en état de marche, éventuellement un imperméable léger, un lainage ou des lunettes de soleil suivant la météo de la saison.
N’oubliez pas d’emporter votre appareil de photos ou votre caméscope, avec trousse de protection, des films, piles et batteries de rechange. Un flash peut être utile dans certains passages du parcours. La durée totale du parcours est d’environ de 5 à 6 heures sans les pauses. Il est sage de se faire déposer en voiture par une personne qui vous récupérera à l’autre extrémité quelques heures après, mais vous pouvez aussi commander un taxi. Si vous pratiquez seul et que vous laissiez votre véhicule, il est conseillé de faire demi-tour à la Mescla afin de le récupérer. Ou bien de disposer d’un second véhicule à l’autre extrémité du sentier à cause d’un aller retour difficile à effectuer pour une personne non entraînée.
Depuis l’amont, empruntez la route rive droite D952 jusqu’à arriver à un tunnel étroit dit de Tusset où vous devrez utiliser votre avertisseur sonore à cause du manque de visibilité. En sortie immédiate du tunnel, suivez le panneau "Belvédère Samson" et descendez une courte route en cul-de-sac jusqu’au parking où vous laisserez votre véhicule. A la belle saison, les emplacements de stationnement se font rares même lorsqu’on arrive de bonne heure. Il est conseillé de se garer sur ce parking et d’éviter un stationnement isolé à cause d’éventuels voleurs ou pilleurs de voitures. En bout de route, le sentier débute en descendant, puis passe sur une petite passerelle au-dessus du torrent du Baou pour continuer le long du Verdon. Une dérivation du sentier avant cette passerelle, permet d’accéder au torrent. Pour franchir la passerelle, respectez les consignes de distance entre personnes. Vous voilà sur le fameux sentier Martel, l’équivalent des Champs-Elysées pour les randonneurs. Ce sentier est tellement fréquenté à la belle saison que des embouteillages de marcheurs aux points difficiles se rencontrent fréquemment, de plus à beaucoup d’endroits la roche qui constitue le revêtement du sentier est polie par l’usage. Peu après, le sentier emprunte un ensemble de marches montantes cimentées jusqu’à l’entrée d’un premier tunnel creusé dans le roc via un escalier métallique. Le Verdon s’engouffre alors dans un étranglement entre les falaises appelé couloir Samson. Son nom provient de la figure de cariatide sculptée par la nature qui se devine sur la paroi rive gauche et qui monte la garde en entrée du couloir. Cette figure rappelle le Samson de la bible.
Ce premier tunnel possède des ouvertures sur la rivière.
Trois tunnels successifs requièrent l’utilisation d’une lampe torche pour s’y déplacer. Ces tunnels taillés dans la roche sont les vestiges d’une tentative d’aménagement hydroélectrique du fond du Grand Canyon en début du vingtième siècle. Les travaux furent interrompus par l’irruption de la première guerre mondiale. Plus tard l’idée d’aménagement du fond du canyon pour le développement touristique se fit jour et les tunnels furent utilisés à cette fin comme partie du sentier Martel.
Le premier tunnel, le plus long, comporte des fenêtres permettant d’entr’ apercevoir le Verdon et La baume aux Pigeons est une immense grotte en bordure de Verdon..
Après les tunnels, vous allez déboucher à l’air libre sur un sentier plein de végétation, ne cueillez aucune plante. Vous pourrez y voir des oeillets, des lys, des églantiers, des marguerites, du chèvrefeuille, des cèpes, des fraisiers, des framboisiers, des noisetiers, bref, ouvrez les yeux …et les narines.
Au sortir des sombres tunnels, la lumière inonde falaise de l’Escalès.
Désormais, le spectacle est partout. La rivière coule en contrebas du sentier, un soleil haut permet d’observer un Verdon étincelant dans ce canyon orienté nord-sud. De bonne heure la rivière est dans l’ombre mais le spectacle se déplace sur la falaise de l’Escalès rive droite qui vous toise de toute sa hauteur. Il faut profiter des couleurs rousses, ocre, grises et gris bleu de la paroi que le soleil arrose et qui se détache sur le fond bleu du ciel. L’autre rive est dans l’ombre matinale mais des coulées de diverses couleurs se devinent sur les parois. Un autre spectacle est la perspective fuyante offerte sur le défilé amont qui s’accroît au cours de votre progression. Tout au long du chemin, de multiples sentes sauvages, raides à pratiquer, permettent d’accéder à la rive du Verdon. Quelques fois des cordes ont été laissées pour servir de mains-courantes assurant ainsi la descente et facilitant la remontée. Il est toujours dangereux de s’aventurer dans le lit du Verdon, le niveau du cours d’eau peut varier à la suite d’un orage ou d’un lâcher d’eau des barrages situés en amont. Tout le long du sentier, des panneaux rappellent cet avertissement. Le sentier effectue des descentes et des montées qui se suivent en traversant des pierriers ou petits éboulis, sur un chemin de terre et cailloux, parfois même de roche. Le sentier peut passer à l’air libre comme en sous-bois modeste.
Le fameux escalier de la brèche Imbert
Vous voilà désormais au pied de la brèche Imbert, plus exactement au pied d’un escalier coincé dans l’espace de la faille et que vous devez gravir. Vous pensiez en avoir terminé avec les difficultés du sentier, que non. Vous allez regretter de ne pas avoir commencé l’exploration du sentier par l’autre accès côté chalet de la Maline. Cet escalier dément comporte d’après moi quelques 250 marches et est composé de 5 sections de hauteurs différentes raccordées entre elles par des plates-formes étroites autorisant une pause repos ou une occasion de se croiser. Lorsque vous arrivez au sommet de cet escalier, un dernier effort vous permet via quelques marches de pierre patinées par l’usage, d’accéder à la plate-forme du belvédère de la brèche Imbert. Faites une pause repos pour récupérer en admirant en amont la falaise de l’Escalès en guise de fond de décor coincé entre les parois des deux rives du canyon surtout quand le soleil s’y prête. En aval, vous pouvez deviner la présence de la terminaison du ravin de l’Infernet sur la rive gauche juste avant la Mescla.
La plage des Baumes Fères, une plage pour le pique-nique. Dans les gorges, il y a souvent un peu de brume. Un panneau vous indique « Plage des Baumes Fères ». La plage des Baumes Fères est constituée de galets et n’a de plage que le nom. Seuls des touristes aguerris pourraient se baigner dans ces eaux glacées, à l’ombre et à fort courant. Certains le font…breuhhh !!! Après cette halte, le sentier remonte raide. Première difficulté, un saut roche du sentier qui doit être franchi en escaladant sommairement la roche. En cas de forte fréquentation, cet endroit provoque des scènes d’embouteillages entre descendants et montants. Serpentant sur la roche, le sentier remonte, une croix rouge et blanche vous barre le passage sur une dérivation alors que le sentier continue en épingle à cheveux sur une corniche en pierre. Si par mégarde ou par curiosité, vous empruntiez cette dérivation, elle vous conduirait dans le défilé des Baumes Fères en un cul de sac en bord de Verdon et donc remontez pour reprendre le sentier Martel. Une baume peut être vue, la « baume aux chiens ». Maintenant le sentier est poussiéreux d’aspect et effectue encore des lacets. Une autre difficulté surgit, une minuscule brèche d’environ 2,5 mètres de haut doit être escaladée par des escaliers de roches. Le sentier longe la paroi sous un très grand auvent grotte puis passe un peu plus loin sous une arche triangulaire constituée par une roche plate en appui sur la paroi. Le sentier descend de pierres en pierres pour redevenir agréable en direction de l’aval. Une pancarte vous indique alors que vous pouvez atteindre la Mescla en tournant sur la gauche ou bien vous dirigez vers le chalet de la Maline vers l’aval en 3 heures environ. Cette pancarte indique aussi que vous avez marché pendant 3 heures déjà depuis le Point Sublime. Si vous êtes parti le matin, vous serez là aux environs de midi, empruntez donc le chemin vers la Mescla toute proche. La Mescla est le confluent du Verdon et de l’Artuby. La Mescla possède une plage de galets d’étendue variable en fonction des conditions météo et de la saison. Le lit du Verdon peut se déplacer. En levant les yeux, vous pourrez deviner les 2 belvédères du balcon de la Mescla et du relais de la Mescla d’où des touristes pourront vous observer depuis la route. Rive gauche, vous verrez l’affluent du Verdon, l’Artuby dont les eaux sont aussi vertes.
Une plage à la Mescla pour la pause de midi si le Verdon le permet :
Le passage d’une rive à l’autre peut s’effectuer sans danger lorsque le débit du torrent le permet. Même en plein été, par plus de 30 degrés de température de l’air, l’eau du torrent est glacée. Pourtant, beaucoup de randonneurs
s’y baignent. Attention à l’hydrocution.
Toutefois une plaque commémorative vous rappellera qu’un prêtre s’est noyé là malgré l’apparente quiétude trompeuse des eaux. Vous y rencontrerez beaucoup de groupes de randonneurs. C’est le lieu idéal pour la pause de midi, il y a de l’espace, le lieu est bien éclairé et vous pouvez laisser vos bouteilles se rafraîchir dans le torrent, de plus le sous-bois est accessible. N’abandonnez aucun déchet, emportez les restes de votre repas dans un petit sac plastique. Une fois, rassasié, remontez le court sentier jusqu’à l’embranchement précédent et continuez vers l’aval. Désormais le canyon s’oriente est-ouest.
La Mescla, le confluent du Verdon et de l’Artuby au fond.
Le sentier est en surplomb du Verdon, mais diverses sentes permettent d’accéder à la rive droite de la rivière. Le sentier est principalement en plein air. Le sentier passe devant une grande grotte à ouverture triangulaire, la « baume aux boeufs ». Il est dommage de constater que comme chaque fois que le sentier offre un lieu protégé légèrement à l’écart, des détritus jonchent le sol et comme souvent dans les grottes celles-ci servent de W-C. Bonjour l’odeur ! Une remontée du sentier, un sous-bois de buis et vous êtes devant l’éboulis de Guègues. Vous attaquez cette difficulté par une corniche étroite munie suivant l’époque d’une main-courante ou non. De suite après, une grande main-courante part puis est renforcée par des escaliers métalliques que vous devez gravir pour franchir l’éboulis. Aucune comparaison avec les escaliers de la brèche Imbert, ils sont moins hauts, moins longs et moins raides. Mais vous commencez à ressentir les kilomètres dans vos jambes. Le sentier redevient normal en plein air, seuls un passage sur roche glissante et un escalier de roche peuvent être qualifiés de difficultés. Vous voilà bientôt en vue de la falaise du Fayet, facile à reconnaître, c’est la plus haute falaise rive gauche, c’est celle qui présente les plus belles coulées de couleurs sur sa paroi et enfin les ouvertures des tunnels routiers du Fayet peuvent se deviner. Ce point de vue permet de prendre conscience de la hauteur des falaises environnantes. Vous pouvez alors profiter des plages facilement accessibles maintenant. Au pied du Fayet et de ses tunnels avec les couleurs de l’automne.
Au pré d’Issane, une halte s’impose.
Le sentier se poursuit de façon agréable sans difficulté. Vous êtes maintenant au pied de la falaise des Cavaliers. Le sentier passe en sous-bois de buis. Profitez d’endroits facilement accessibles comme le pré d’Issane pour admirer la falaise et essayez de repérer vers l’aval, au sommet de la falaise, l’hôtel -restaurant du Grand Canyon construit en bordure de falaise des Cavaliers et qui surplombe le vide. Le restaurant est tout en haut en bordure de falaise.
Le sentier commence à remonter, à un endroit il se subdivise en deux parties une montante vers le chalet de la Maline que vous devrez suivre et une autre qui continue le long de la rivière. Cette dernière partie mène sur une plage de galets et aboutit aux restes de la passerelle de l’Estéllié. Ce pont reliait le sentier Martel rive droite au sentier de l’Imbut rive gauche. Malheureusement, cette construction métallique suspendue a été emportée par une crue du Verdon en 94. Il est interdit de traverser le lit du Verdon. Je sais que vous en aurez envie…ne le faites pas.
Sur le sentier de l’Estellié Une plage de graviers à l’Estellié. La passerelle de l’Estellié en reconstruction. Remonter vers le chalet de la Maline depuis le fond des Gorges est pénible bien que la pente ne soit pas trop forte. Fatigue, éboulis, cailloux et escaliers rendent longue cette montée commencée en sous-bois frais. La dernière partie s’effectue en plein soleil, ce qui accentue la difficulté car l’air ambiant est surchauffé par les roches environnantes en plein été. Prévoyez des réserves en eau pour se rafraîchir et éviter le coup de chaleur. Le chalet de la Maline, c’est la récompense du randonneur qui arrive du Point Sublime. Pendant la remontée, vous devinez le chalet, puis vous le voyez qui se rapproche mais vous ne l’atteignez jamais car le sentier s’en éloigne en faisant une large boucle. Enfin, vous l’atteignez ! Prévoyez d’emporter avec vous de l’argent, le chalet possède un bar où vous pourrez vous désaltérer.
Vous l’avez bien mérité…
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